Le Parc des Sports du Bazacle, lieu de nos Activités est situé a l'emplacement de l'ancien canal de fuite existant avant la construction des digues de Garonne.

L'histoire du site hydoélectrique du Bazacle

 Le texte ci-dessous est extrat de ce site

 

En 1190, le comte Raymond V autorise à remplacer les 24 moulins à nefs du Bazacle par un moulin terrier.

Un barrage fut construit entre les deux rives laissant un passage ouvert à la navigation fluviale.

 

Des associations de seigneurs pariers se constituèrent pour assurer le financement de ce complexe. Ils pourvoyèrent aux frais de la construction, puis  à l’entretien des bâtiments et de sa chaussée. Les bénéfices étaient répartis entre actionnaires suivant le nombre de parts en leur possession. Toulouse a ainsi possédé les plus anciennes sociétés par actions. Ces actions s’échangeaient sur le marché de Toulouse et leurs cours variaient en fonction du rendement des moulins.

 

Ce moulin était considéré comme le plus puissant du monde et les voyageurs ne manquaient pas de le visiter comme l’une des merveilles de la ville. Quand Rabelais vante le cours de la Seine, il juge « qu’un moulin y eût pu moudre. Non tant toutefois que ceux du Bazacle à Toulouse ».

Les moulins du Bazacle souffrirent des inondations : en 1536 le bâtiment entier fut emporté, en 1709 la chaussée fut détruite et en 1727 les moulins furent engloutis. Mais l’activité du site reprendra toujours le dessus.

 

A partir de la Révolution, le creusement du canalet, ou canal de fuite, attira de nombreux métiers autour de ce site : parcheminiers, blanchets, rémouleurs, tanneurs, amidonniers…

Des édifices à vocation industrielle furent construits : manufacture de tissage, de papeterie ou de forge. Ce quartier était un pôle important de la vie économique de Toulouse.

 

Au XIV° et XV° siècle, les moulins du Bazacle produisaient de la mouture de céréales, affûtaient les lames, foulaient les draps, extrayaient le tan des écorces des arbres, sciaient le bois, fabriquaient de la pâte à papier et broyaient le pastel de son pays de cocagne.

A la fin du XIX° siècle a lieu une transformation audacieuse. Soutenu par les actionnaires, le baron Maurice de Chanteau, présente devant le conseil d’administration du Bazacle, un projet de reconversion des grands moulins en centre de production hydroélectrique.

Séduit, le conseil accepte et le 12 novembre 1888, la Société Toulousaine d’Electricité est créée (S.T.E.). Dès février 1890, elle fournit le courant nécessaire à l’éclairage public de la ville. La Compagnie du gaz est sévèrement concurrencée.

Le succès grandissant, la Société du Bazacle affecte ses derniers emplacements, alors en location, à la production hydroélectrique. Ce faisant, elle dissout sa propre société en même temps que la S.T.E. et devient le 22 février 1910 la Société Toulousaine du Bazacle.

 

Dès 1905, il faut tripler la puissance des 200 chevaux-vapeur fournis par la dynamo primitive.

 

En 1912, pour répondre à la demande, on adjoint un complément d’énergie, transporté sur 130 kms depuis l’usine pyrénéenne d’Orlu, puis on augmente encore la puissance grâce à la production de la centrale thermique des Sept-Deniers.

En 1946, la Régie Toulousaine d’Electricité, suivant la loi de nationalisation, entre dans le giron d’Electricité de France.

La nature des installations, propre à la production de l’électricité, a modifié l’aménagement intérieur des moulins. Les 7 groupes hydroélectriques en service actuellement, datent de 1919 et de 1933.

 

La digue, à droite, barre la Garonne en une chute de près de 5 mètres. Le bief ainsi formé, l’eau s’engouffre vers le bassin de mise en charge, au travers des 21 vannes d’accès que surplombe la passerelle.

 

Le flotteur noir, tendu de biais vers la rive, est une drôme qui dévie les branchages et tous les éléments flottant sur la Garonne. Les grilles plus fines, situées en contrebas, font office de second filtre. Parfois, d’énormes troncs d’arbres, venus des Pyrénées se stabilisent en équilibre sur la dalle de la chaussée.

 

Des hommes travaillent au Bazacle pour surveiller les équipements et assurer sa production électrique.

 

Dès le début du siècle, on se préoccupa des poissons migrateurs, et une « échelle à poissons », fut mise en place. En effet, les poissons pouvaient facilement descendre des Pyrénées, mais au printemps, quand il s’agissait de remonter la Garonne, la digue constituait pour la plupart d’entre eux un barrage insurmontable. Cette première passe s’avérant inefficace, on la renforça en 1989 d’une nouvelle passe à poissons à bassins successifs. Elle se trouve vers les chambres d’eau.

 

Dernier symbole du riche passé industriel du Bazacle, l’usine a désormais ouvert ce site exceptionnel au public qui peut découvrir, au fil des souterrains, les anciennes turbines et machines, et le hublot de la passe à poissons.

Realisation G.I.I.M. Bazacle